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Entreprises et finance
Le secteur privé joue un rôle central pour réduire la pauvreté et soutenir la croissance économique grâce à la création d’emplois durables et à l’augmentation des revenus. Dans les pays en développement, le tissu économique des très petites entreprises et des PME concentre l’essentiel des emplois.
Accès à l’électricité en Afrique subsaharienne : retours d’expérience et approches innovantes
Anjali Shanker (IED) avec les contributions de Patrick Clément (Axenne), Daniel Tapin et Martin Buchsenschutz (Nodalis Conseil)
Contact : Valérie Reboud, département Technique opérationnel, division Environnement et Equipement
Cette étude a été réalisée dans l’objectif de développer de nouvelles approches et une capitalisation méthodologique sur la thématique de l’accès pour tous aux services électriques en Afrique subsaharienne.
La première partie est consacrée à une analyse des enjeux : le faible niveau de taux d’accès dans cette région doit être mis en perspective avec la nécessité de concevoir l’équipement et l’aménagement des territoires en tenant compte des dynamiques de développements économique et social, ainsi que des impacts des programmes et des réformes sectorielles entrepris dans le passé.
La deuxième partie se focalise sur des propositions opérationnelles basées sur une revue des différentes options techniques de production – notamment en matière d’énergies renouvelables – dont les récentes évolutions présentent, certes, un fort potentiel mais également des difficultés.
L’enjeu essentiel que représente la distribution est également abordé dans ses multiples dimensions. La troisième section porte sur les enjeux financiers : mobiliser des financements nationaux, reflet d’un engagement politique fort, est une nécessité ; faire le meilleur usage possible des rares dons disponibles, un enjeu majeur. L’analyse fine de la perception des risques de projet et de la qualité des porteurs permet d’apporter un éclairage sur des orientations possibles d’une ingénierie financière à fort impact.
La diversification des exportations en zone franc : degré, sophistication et dynamique
Un certain nombre de travaux récents ont conclu que la diversification des exportations était liée de façon similaire au revenu par habitant : cette première s’accroît à mesure que ce dernier augmente, au moins jusqu’à un certain niveau de revenu. Ce type d’approche n’épuise cependant pas l’analyse du phénomène de diversification des exportations. Elle ne permet notamment pas d’examiner la transformation de la structure exportatrice dans les court et moyen termes, des éléments qui permettent pourtant d’identifier plus clairement les facteurs de blocage de la diversification. Ce sont ces aspects de la diversification des exportations qui font précisément l’objet de cette étude.
Nombres d’études sur ce sujet sont essentiellement consacrées aux pays industrialisés ou émergents, un fait regrettable compte tenu de la vulnérabilité à laquelle les forts degrés de concentration des exportations exposent les pays les plus pauvres. Cet article se concentre donc sur un groupe de pays particulièrement concerné : les pays de la zone franc, un contexte rarement étudié jusque lors, et qui révèle combien les bases exportatrices des pays, même les plus pauvres, se renouvellent et s’enrichissent parfois de nouveaux biens.
Après une revue rapide des évolutions récentes de la littérature sur le sujet, la deuxième partie de cet article propose trois indicateurs de diversification des exportations. La troisième partie est consacrée au choix et au traitement des données, qui se révèlent particulièrement délicats en zone franc. Enfin, la quatrième partie est consacrée à la présentation des résultats de cette étude.
Réalisation du premier projet de chauffage urbain de l’AFD
L’agence de Pékin vient de célébrer, le 29 mars, l’achèvement de son premier projet de chauffage urbain par cogénération, à Jinzhong (province du Shanxi, dans le nord de la Chine). Dans le cadre de ce projet qui améliore la performance de chauffe tout en réduisant les émissions polluantes, l’AFD a permis l’émergence d’un partenariat sino-français.
Améliorer la performance énergétique et réduire les émissions polluantes
Un centre de gestion d’énergie, premier de ce genre en Chine, a été mis en place pour optimiser la performance énergétique du réseau en fonction des besoins des consommateurs finaux.
Des économies d’énergie significatives ont déjà été atteintes (10 - 15 %), rendant possible de rentabiliser l’investissement en une seule saison de chauffe. Trois autres projets de chauffage urbain sont en cours de mise en œuvre à Taiyuan (capitale provinciale du Shanxi), Tianjin, et Jinan (capitale provinciale du Shandong).
Photo d'un skid pour le réseau de chauffage financé par l’AFD à Jinzhong. Un skid est une station d’échange de chaleur compacte et innovante sans présence humaine pendant la période de chauffe en hiver, la régulation étant automatique via un centre de contrôle à distance.
L’objectif de ces opérations est de remplacer des petites chaufferies ou d’anciens réseaux de faible efficacité par de nouveaux réseaux collectifs à haut rendement énergétique, améliorant ainsi la performance de chauffe tout en réduisant les émissions polluantes. L’adoption de technologies innovantes permettra également de réduire la consommation en énergie, en eau et l’occupation au sol des infrastructures.
Des pertes énergétiques importantes
Dans la partie Nord de la Chine, 40 % de l’énergie consommée dans le secteur des bâtiments et services est attribuable au chauffage (2005, World Energy Outlook). Ceci est en partie dû à l’inefficacité des moyens de chauffage (chaudières individuelles de faible puissance et pertes énergétiques importantes dans des réseaux vétustes).
Le gouvernement promeut donc activement le chauffage urbain collectif et centralisé et l’utilisation de centrales à cogénération comme source de chaleur. Représentant 70 % du bilan primaire de la Chine, le charbon s’impose comme la principale source de production du chauffage urbain dans le pays et particulièrement dans la province du Shanxi, grande région productrice de charbon.
Finalité et objectifs des projets de chauffage urbain en Chine
- Découpler croissance urbaine et émissions de gaz à effet de serre dans la province du Shanxi, ainsi que nourrir les accords bilatéraux franco-chinois sur le climat et sur le développement urbain durable.
- Promouvoir une réflexion sur la réforme sectorielle de nature à favoriser les innovations technologiques et la gestion efficace du réseau.
Contenu des projets
A Jinzhong :
- Suppression de 677 petites chaufferies et 8 chaufferies de quartier.
- Construction de la première phase d’un réseau de chaleur équipé de stations d’échange de chaleur (sous-stations) et alimenté par une centrale à cogénération nouvellement construite. Le projet devrait desservir une surface de 10 millions m2.
A Taiyuan :
- Suppression de 254 petites chaufferies.
- Construction de trois niveaux de réseau de chauffage urbain : un réseau primaire (10 km de la centrale à une station d’isolation de pression), un réseau secondaire (44 km entre cette station d’isolation et 75 sous-stations) et une partie du réseau tertiaire (de ces sous-stations jusque chez les utilisateurs). Ce réseau sera alimenté par une centrale à cogénération et desservira une surface de 11 millions m2. Le réseau de chauffage devra fonctionner à moitié de sa capacité dès 2012 et être achevé en 2013.
A Jinan :
- Remplacement de réseaux de vapeur (pertes énergétiques de l’ordre de 30 %) par des réseaux d’eau (pertes de l’ordre de 5%) ;
- Isolation des tuyaux d’eau avec enfouissement direct ;
- Installation d’un centre de contrôle automatisé associé à un centre de gestion de l’énergie.
A Tianjin :
- Remplacement des chaufferies inefficaces par une chaufferie de grande taille ayant un rendement de l’ordre de 85 % ;
- Construction de stations d’échange de chaleur compactes et automatisées, incluant les équipements les plus efficaces disponibles ;
- Isolation des tuyaux d’eau avec enfouissement direct ;
- Installation d’un centre de contrôle automatisé associé à un centre de gestion de l’énergie.
Assistance technique
En complément du prêt AFD destiné à l’achat d’équipements, l’assistance technique apportée dans le cadre des projets a permis d’accompagner la mise en œuvre d’un centre de gestion d’énergie à Jinzhong qui régule la livraison de chaleur en fonction de la demande réelle des consommateurs finaux et optimise la consommation d’énergie et d’eau par une gestion intelligente du réseau. A Taiyuan, l’assistance technique a permis d’améliorer le design du projet pour renforcer l’efficacité énergétique du réseau.
Principaux effets attendus
Le remplacement de petites chaudières dans la province du Shanxi (à Taiyuan et Jinzhong) doit permettre d’éviter annuellement l’émission de 400 000 teq.CO2 pour chaque projet pendant la durée de vie des réseaux, soit 25 à 30 ans, ainsi qu’une réduction significative des émissions polluantes (3 440 tonnes de SO2 et 6 150 tonnes de suie).
Ces projets ont donc un effet positif sur la santé publique et le confort de vie de la population locale. Leur caractère précurseur a par ailleurs permis de sensibiliser d’autres acteurs du secteur tels que la Banque Mondiale ou la Banque Asiatique de Développement venus constater sur place la performance des solutions retenues en vue de les répliquer en Chine.
A Jinan et Tianjin, les principaux effets du programme proviennent des gains en efficacité énergétique dus à la construction de réseaux de chaleur efficaces et au remplacement d’anciennes chaufferies obsolètes, entraînant d’importantes économies de combustible. La réduction des émissions de CO2 est estimée à 135 000 tonnes par an. En outre, la construction d’une grande chaufferie équipée de systèmes de dépollution des rejets gazeux devrait entraîner une baisse de 1 170 tonnes des émissions de SO2 et de 3 600 tonnes de suie.
"Loan provided by AFD". Cérémonie de signature du prêt consenti par l'AFD pour le projet de chauffage urbain à Jinzhong
Dans le cadre de ce projet, l’AFD a permis l’émergence d’un partenariat sino-français associant les sociétés françaises Schneider Electric et Salmson.
Interventionnisme public et handicaps de compétitivité : analyse du cas polynésien
Florent Venayre, Maître de conférences en sciences économiques, université de la Polynésie française et LAMETA, université de Montpellier
Contact : Cécile Valadier département de la Recherche, AFD
Les petites économies insulaires connaissent des difficultés structurelles de compétitivité liées à leurs caractéristiques propres. Pour tenter de lutter contre ces handicaps, les autorités politiques de ces territoires ont eu recours à des politiques économiques actives qui peuvent se répertorier en trois catégories : aides aux investissements, protection des productions locales et intervention directe dans la production des biens et services.
Pour autant, les résultats de ces interventions, en termes d’amélioration de la compétitivité des économies ultramarines, paraissent très mitigés. En revanche, le développement marqué de cet interventionnisme a conduit à construire et/ou renforcer des systèmes économiques générateurs d’effets pervers nombreux sur la concurrence et la contestabilité des positions de marché, le niveau général des prix et la considération de l’intérêt général au détriment d’intérêts sectoriels, privés ou individuels.
Une compagnie pétrolière chinoise face à l'enjeu environnemental au Tchad
L’essor des investissements chinois en Afrique s’accompagne d’inquiétudes, qui concernent notamment leurs impacts écologiques dans les pays hôtes. Mais les principes et la mise en œuvre de la gestion environnementale par les entreprises chinoises demeurent largement méconnus.
Cet ouvrage, issu d’un partenariat original entre des chercheurs européens, tchadiens et chinois, propose d’éclairer cette question à partir d’une étude de cas réalisée au Tchad sur un projet initié depuis 2009 par la première entreprise pétrolière chinoise, la CNPC. Pour comprendre la manière dont l’entreprise gère les enjeux environnementaux dans ce pays, l’ouvrage détaille les progrès récents de la régulation environnementale en Chine, puis décrit les actions menées par l’entreprise dans le domaine, au Tchad, durant la période de construction.
Une analyse de l'influence du projet mené par Exxon avec l'appui de la Banque mondiale permet de comprendre les interactions entre conceptions chinoise, tchadienne et occidentale des enjeux environnementaux.
Visite d’une délégation du MEDEF au Niger
Une délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) conduite par Monsieur Roussin ancien ministre, vice-président du MEDEF international s’est rendue à Niamey du 15 au 17 novembre 2012.
Composée d’une trentaine d’entreprises françaises des secteurs du transport, de la santé, de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie, des équipements industriels et de sécurité, de la formation et de l’agro-alimentaire, la délégation s’est d’abord entretenue avec les autorités nigériennes avant de rencontrer les acteurs économiques nigériens au cours d’une table ronde à laquelle a participé l’Agence. Cette table ronde était organisée par la chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Niger (CCIAN), et le Ministre du commerce et de la promotion du secteur privé.
Cela a été l’occasion de présenter les secteurs d’activités du Groupe AFD au Niger ainsi que la gamme de ses produits financiers en faveur du secteur privé.
