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Trois conférences sur les perspectives de l'économie africaine
Dans le cadre du cycle de conférences "Des idées pour le développement", l'AFD organise trois conférences sur les prespectives de l'économie africaine : le 29 mai, en collaboration avec le FMI, "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"; le 31 mai, avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine, " Macroéconomie et politique en Afrique" et le 6 juin "A qui appartient la terre ? La transformation des agricultures africaines".
Du 29 mai au 13 juin, l’AFD organise le cycle "Des idées pour le développement" : cinq conférences interdisciplinaires et abordant des thématiques variées. Ces rendez-vous constituent un cadre de réflexion sur les problématiques de développement, avec la participation de nombreux experts engagés dans ce domaine, de par leur métier et leurs convictions personnelles. Ils permettent d’offrir un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public.
Voici les trois premières conférences, dont les réflexions sont axées autour de l'économie africaine : ses performances, ses opportunités, ses écueils et ses perspectives.
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2° conférence : "Macroéconomie et politique en Afrique"
Le 31 mai, en partenariat avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine
La macroéconomie est le plus souvent abordée comme un corpus théorique, celui des économistes et des techniciens de l’action publique. Mais ne peut-on également le comprendre comme expression du politique par excellence ? L’objet de cette réunion est de proposer une lecture autre de la macroéconomie, comme un lieu de luttes sociales, de conflits entre groupes, un matériau pour comprendre les logiques de l’État et les mécanismes de pouvoir. Analysées « par le bas», les techniques de la macroéconomie mettent en lumière l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux instruments, de nouvelles positions de pouvoir et de rapports de force, autrement dit de nouvelles façons d’appréhender la réalité des sociétés africaines :
Intervenants
Béatrice Hibou, CNRS, Sciences Po / CERI, FASOPO
Boris Samuel, SciencesPo CERI, FASOPO
Un débat sera ensuite ouvert avec la salle.
Conférence le 31 mai 2011 de 10h00 à 12h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire
En savoir plus et s'inscrire à la conférence
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Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"
Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.
Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.
Quels sont les enseignements de l'étude ?
Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.
Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement
- Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
- La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
- Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
- Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
- Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
- Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
- Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.
►Interviews des auteurs de l'étude
►La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.
L'eau au coeur du débat à N'Djamena
Suite au Forum mondial de l'eau, l'agence de l'AFD au Tchad a organisé ce 28 mars la première projection à N'Djamena du film La Soif du Monde au cinéma de la capitale, Le Normandie. L'ambassadeur de France au Tchad a ensuite réuni les acteurs du développement autour de cette thématique.
A la suite du Forum mondial de l'eau qui s'est tenu à Marseille du 12 au 17 mars 2012, et auquel la République du Tchad était repérsentée à son plus haut niveau, une semaine consacrée à l'eau s'est déroulée dans la capitale, N'Djamena, pour remettre cette problématique sur le devant de la scène.
Le 28 mars a été projeté au cinéma le Normandie, le film de Yann Arthus-Bertrand "La Soif du Monde". Ce long métrage, également diffusé en France en mars, dresse un panorama très complet des problématiques et des solutions apportées autour de l'eau et de l'assainissement. Le célèbre photographe, auteur de HOME et de la Terre Vue du Ciel, emmène le spectateur tout autour du monde dans un véritable voyage de l'eau.
Cette séance de projection, ouverte par S.E. Monsieur Michel Reveyrand-de Menthon, Ambassadeur de France au Tchad, Monsieur Mahamat Ali Abdallah Nassour, Ministre de l'Hydraulique du Tchad, Jean-Marc Pradelle, directeur de l'AFD au Tchad et Issa Serge Coelo, jeune directeur du cinéma nouvellement rénové.
Le film sera par la suite diffusé gratuitement au Normandie les 31 mars et 1er avril à 11h, ainsi que dans les maisons des jeunes, appuyées par l'AFD à N'Djamena dans le cadre de ses projets de développement urbain.
Le 29 mars, l'Ambassadeur de France recevait également les acteurs du développement afin de mettre en perspective les résultats du Forum mondial de l'eau auquel il s'était rendu, et de rendre hommage aux projets portés par les ONG et l'AFD dans ce domaine.
Interview d'expert : le Tchad s'engage pour les OMD, par Mahamat Ali Abdallah Nassour
Mahamat Ali Abdallah Nassour est le ministre de l'Hydraulique urbaine et rurale du Tchad. Il nous parle des défis que rencontre son pays en matière d'eau et d'assainissement.
Pour y faire face, les autorités ont décidé de faire un effort important, soutenu par les bailleurs de fonds, pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
ID4D Idées pour le Développement vous présente son interview réalisée durant le 6e Forum mondial de l'eau qui s'est tenu à Marseille du 12 au 17 mars.
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Une compagnie pétrolière chinoise face à l'enjeu environnemental au Tchad
L’essor des investissements chinois en Afrique s’accompagne d’inquiétudes, qui concernent notamment leurs impacts écologiques dans les pays hôtes. Mais les principes et la mise en œuvre de la gestion environnementale par les entreprises chinoises demeurent largement méconnus.
Cet ouvrage, issu d’un partenariat original entre des chercheurs européens, tchadiens et chinois, propose d’éclairer cette question à partir d’une étude de cas réalisée au Tchad sur un projet initié depuis 2009 par la première entreprise pétrolière chinoise, la CNPC. Pour comprendre la manière dont l’entreprise gère les enjeux environnementaux dans ce pays, l’ouvrage détaille les progrès récents de la régulation environnementale en Chine, puis décrit les actions menées par l’entreprise dans le domaine, au Tchad, durant la période de construction.
Une analyse de l'influence du projet mené par Exxon avec l'appui de la Banque mondiale permet de comprendre les interactions entre conceptions chinoise, tchadienne et occidentale des enjeux environnementaux.
Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays
Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.
Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.
Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD
Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).
Ce nouveau financement, sur délégation du Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.
Umojanet prolonge Uhurunet
La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.
Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.
La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.
La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

1° conférence : "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"