République centrafricaine

L’AFD intervient en République Centrafricaine depuis soixante ans. La situation sociopolitique prévalant dans le pays a ralenti le rythme de ses opérations de 2001 à 2005. L’AFD dispose d’un bureau de représentation à Bangui. Photo © Brice Blondel

À la une

Conférence "Retour d’expériences et regards prospectifs sur la gestion durable des forêts du Bassin du Congo"

24/05/2012

Quel avenir pour les forêts du Bassin du Congo à horizon 2040 ? Quel bilan faire de l'action menée depuis vingt ans en matière de gestion durable de ces forêts ? Tels sont les axes de réflexions de la conférence qui se tient Brazzaville les 24 et 25 mai.

 

En 2011, l’AFD a réalisé une étude de capitalisation de l’ensemble des financements concernant l’appui à la gestion durable des forêts dans le Bassin du Congo au cours des vingt dernières années.
En parallèle, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) a mené une évaluation rétrospective externe de treize projets qu’il a appuyés dans le domaine de la biodiversité dans le Bassin du Congo.

Cette conférence régionale est l’occasion de présenter les conclusions de ces études de capitalisation et de pouvoir discuter des nouvelles orientations et grands axes de réflexion avec l’ensemble des parties prenantes du secteur : les Etats, les entreprises du secteur forestier et de la transformation du bois, les représentations des populations locales forestières et les organisations et associations environnementales, ainsi que les principaux partenaires appuyant les politiques de gestion durable des forêts et de protection de la biodiversité.

L'enjeu

Les pays du Bassin du Congo ont initié, à partir de la fin des années 90, une réforme de leurs politiques forestières s’appuyant principalement sur deux axes : d’une part la consolidation des forêts sous statut d’aires protégées et d’autre part, la transformation du cadre légal et réglementaire de l’exploitation forestière, en mettant en place des concessions forestières sur une longue période (15 à 40 ans) renouvelables avec un contrat de concession s’appuyant principalement sur un plan d’aménagement forestier.

La coopération française, et particulièrement l’AFD, a accompagné la mise en place de ce nouveau cadre juridique en finançant des projets d’appui à la mise en œuvre des plans d’aménagement. Les financements ont principalement appuyé les administrations forestières ainsi que les entreprises du secteur.

Quel effet du changement climatique ?

Organisée à la suite d’un atelier régional d’échange et de réflexion sur les résultats du projet européen CoForChange (2009-2012) par le CIRAD, cette conférence présentera également les résultats d’un programme de recherche financé par la France (ANR) et l’Europe sur l’évolution des forêts du Bassin du Congo face aux perturbations, et notamment aux effets du changement climatique passé et à venir. Elle  sera l’occasion d’exposer une étude prospective sur l’avenir des forêts du Bassin du Congo à horizon 2040.

Trois conférences sur les perspectives de l'économie africaine

13/05/2012

Dans le cadre du cycle de conférences "Des idées pour le développement", l'AFD organise trois conférences sur les prespectives de l'économie africaine : le 29 mai, en collaboration avec le FMI, "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"; le 31 mai, avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine, " Macroéconomie et politique en Afrique" et le 6 juin "A qui appartient la terre ? La transformation des agricultures africaines".

 

Du 29 mai au 13 juin, l’AFD organise le cycle "Des idées pour le développement" : cinq conférences interdisciplinaires et abordant des thématiques variées. Ces rendez-vous constituent un cadre de réflexion sur les problématiques de développement, avec la participation de nombreux experts engagés dans ce domaine, de par leur métier et leurs convictions personnelles. Ils permettent d’offrir un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public.

Voici les trois premières conférences, dont les réflexions sont axées autour de l'économie africaine : ses performances, ses opportunités, ses écueils et ses perspectives.  

 

1° conférence : "Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain"

Le 29 mai, en partenariat avec le FMI

Dans une conjoncture marquée par la reprise hésitante de l’activité dans le monde, l’environnement international des économies d’Afrique subsaharienne demeure incertain et pourrait menacer les bonnes performances de croissance observées sur ce continent depuis plusieurs années.

Autour de la présentation du rapport du FMI sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne et de l’étude de l’AFD sur les structures d’exportation en zone Franc, cette table ronde est l’occasion de s’interroger sur les défis que les pays de la région auront à affronter à brève échéance, notamment à travers deux questions portant sur la gestion de leurs ressources naturelles et sur leur intégration au commerce mondial.

Intervenants
Roger Nord
, Directeur-adjoint Département Afrique du FMI
François-Xavier Bellocq, responsable de la division Analyse macroéconomique et risque pays de l’AFD

Conférence le 29 mai 2011, de 10h à 12h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire

En savoir plus et s'inscrire à la conférence

 

2° conférence : "Macroéconomie et politique en Afrique"

Le 31 mai, en partenariat avec les revues Politique africaine et Afrique contemporaine

La macroéconomie est le plus souvent abordée comme un corpus théorique, celui des économistes et des techniciens de l’action publique. Mais ne peut-on également le comprendre comme expression du politique par excellence ? L’objet de cette réunion est de proposer une lecture autre de la macroéconomie, comme un lieu de luttes sociales, de conflits entre groupes, un matériau pour comprendre les logiques de l’État et les mécanismes de pouvoir. Analysées « par le bas», les techniques de la macroéconomie mettent en lumière l’émergence de nouveaux acteurs et de nouveaux instruments, de nouvelles positions de pouvoir et de rapports de force, autrement dit de nouvelles façons d’appréhender la réalité des sociétés africaines :

Intervenants
Béatrice Hibou, CNRS, Sciences Po / CERI, FASOPO
Boris Samuel, SciencesPo CERI, FASOPO
Un débat sera ensuite ouvert avec la salle. 

Conférence le 31 mai 2011 de 10h00 à 12h30 à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire

En savoir plus et s'inscrire à la conférence

 

 

3° conférence : "A qui appartient la terre ? La transformation des agricultures africaines"

Le 6 juin

A l'occasion de cette conférence-débat organisée par l’AFD, le ministère des Affaires étrangères et européennes et le Comité technique « Foncier et développement » de la Coopération française, il sera question de croissance démographique galopante, raréfaction et dégradation des ressources naturelles, pressions commerciales croissantes sur les terres… Face à ces évolutions tendancielles fortes, comment s’affranchir de tous les risques qui pèsent sur les terres et ceux qui les valorisent pour faire du foncier un véritable levier du développement ? 

Conférence le 6 juin, de 14h à 16h30, à l'AFD, 5 rue Roland Barthes, Paris, 12°.
Conférence gratuite dans la limite des places disponibles, réservation obligatoire

En savoir plus et s'inscrire à la conférence

Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"

03/05/2012

Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.

Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.

Quels sont les enseignements de l'étude ?

Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.

Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement

  • Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
  • La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
  • Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
  • Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
  • Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
  • Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
  • Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.

 

►Interviews des auteurs de l'étude

 

La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.

Le fonds pour l'agriculture africaine, une première pour lutter contre la faim

16/04/2012

Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire africaine, des partenaires européens, africains et mondiaux ont, pour la première fois, mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund, AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique et l’accroissement de la production agricole destinée à la consommation intérieure.

Des menaces de plus en plus lourdes pour la sécurité alimentaire des Africains

Les émeutes alimentaires de 2008 avaient été le révélateur des nombreux défis auxquels fait face le continent africain en matière de sécurité alimentaire :

  • l' accroissement non contrôlé des populations urbaines, dépendantes des importations alimentaires soumises à la volatilité des prix des matières premières agricoles ;
  • la dépendance chronique de l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les régions déstabilisées, comme la zone sahélienne ;
  • l'accaparement des terres agricoles par des fonds d’investissement spéculatifs au détriment des intérêts des producteurs villageois ;
  • le manque de volonté politique pour asseoir des stratégies régionales axées sur les filières de production paysannes ;
  • le manque de ressources propres des entreprises privées agricoles et des coopératives pour accroître leur production et moderniser les filières.

Une première : le Fonds pour l'agriculture africaine

Face à ces constats, la communauté internationale s’est mobilisée  à travers différentes initiatives. Pour la première fois, des partenaires européens (AFD, Union européenne, Agence Espagnole de Coopération Internationale, Coopération Italienne), des partenaires africains (BAD, BOAD, BIDC, DBSA, Fondation AGRA) et des agences des Nations Unies (FIDA, ONUDI) ont mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund ou AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique. 


une palmeraie au Ghana, © Agence AFD Ghana

Anti-blanchiment et bonne gestion des terres

Cité dans la Déclaration finale du G 20 agricole en juin 2011, ce fonds panafricain, qui devrait totaliser plus de 200 millions de dollars en juillet 2012, opère sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole (production, transformation, distribution) et en priorité dans le secteur primaire (céréales, élevage, aquaculture, productions fruitières…).

Les procédures du fonds couvrent notamment le respect de normes sociales et environnementales strictes, la réalisation de diligences systématiques en matière de lutte anti-blanchiment et de corruption ainsi que l’application d’un code de bonne gestion des terres.

Déjà deux projets pour l'AAF

AAF a déjà investi dans deux projets : le premier vise à réhabiliter une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone, par un investissement de 10 millions de dollars aux côtés d’un financement de Finnfund, l'agence finlandaise de développement. En associant plus de 8 000 planteurs indépendants et en augmentant la production destinée au marché domestique, ce projet s’intègre dans l'initiative post-conflit de la communauté internationale.

Le second investissement du fonds, d’un montant de 20 millions de dollars, permettra l’extension d’une ferme de production d’œufs en Zambie et le développement de différents acteurs de la filière (depuis la production de soja pour l’alimentation des volailles, jusqu’aux points de distribution en passant par l’amélioration du stockage).

Les prochains investissements devraient intervenir notamment en Afrique de l’ouest francophone ( Côte d’Ivoire ) et dans des secteurs variés (eau minérale, sucre, protection des récoltes…).

Le fonds dispose de deux instruments plus spécifiquement orientés vers les petits producteurs ou entrepreneurs : un fonds filiale de 30 millions de dollars consacré aux PME agricoles et une facilité d’assistance technique dotée de 15 millions de dollars subventionnant l’insertion professionnelle des petits producteurs, le renforcement de capacités et le développement de services auprès des PME.

Les pays du bassin du Congo s'approprient les technologies géo-spatiales pour le développement durable des écosystèmes forestiers

16/04/2012

Financé par l’AFD pour un montant total de 8,5 millions d’euros, le programme de mise à disposition des images satellites SPOT entre aujourd’hui dans sa deuxième phase.

Il est piloté par des institutions françaises spécialisées dans le domaine de l’observation spatiale, réunies en un consortium mené par IGN France International (IGN FI), et constitué du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN) et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

Ce partenariat, établi en 2010 entre l’AFD et Astrium, inscrit dans le long terme la mise à disposition gratuite des images satellite SPOT aux administrations, aux institutions publiques et aux ONG travaillant pour la gestion durable des forêts en Afrique centrale.

L’observation spatiale est utilisée depuis longtemps par les professionnels du secteur forestier, comme un outil d’aide à la décision pour la planification et la gestion des forêts, les travaux d'inventaire et la cartographie forestière. L’imagerie satellite SPOT, combinant une capacité de couverture large avec une résolution allant de 20 à 2,5 mètres, permet un suivi précis du couvert forestier. Les images d’archives (de 1990 à 2011) servent de données de référence afin d’évaluer les engagements liés à REDD+. L’acquisition de nouvelles images permet d’actualiser les informations au fil du temps afin de suivre l’évolution de la déforestation et d’adapter les politiques environnementales.

Vincent Kasulu Seya Makonga, Directeur du Développement Durable, et représentant de la République Démocratique du Congo pour la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (en anglais UNFCCC) se félicite du déploiement de ce projet dans son pays : « Les données SPOT constituent une source primordiale d’information, et leur mise à disposition apporte une réelle valeur ajoutée, notamment pour le système Measurement, Reporting & Verification (MRV) que nous mettons en place dans le cadre de REDD+ (Réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation de la forêt), ainsi que pour l’élaboration de notre Inventaire Forestier National ».

Le traitement des images satellites permettra aux bénéficiaires d’analyser plus facilement ces données et de mieux les utiliser, afin de guider leurs choix stratégiques. Cette seconde phase contribuera ainsi à la préparation des scénarios de référence de déforestation et de dégradation de la forêt utiles à l’établissement des plans climat nationaux, dans le cadre des objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre.

En effet, les forêts du Bassin du Congo représentent 22% du couvert forestier mondial et constituent un réservoir de carbone de plus de 56 gigatonnes. Leur gestion durable est essentielle dans la lutte contre le changement climatique.

Grâce à cette initiative, les pays du bassin du Congo renforcent leur engagement dans la lutte contre le changement climatique.

A propos d’IGN France International

IGN France International est depuis 1986 la filiale à l'export de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN). Elle s’est imposée au fil des ans comme un interlocuteur incontournable dans ces domaines d’intervention : l’information géographique (acquisition, traitement, modélisation) et les systèmes d’information géographique (mise en place et intégration). Elle est aujourd’hui une société mondialement reconnue pour son savoir-faire et son expertise.

Elle intervient sur tous types de projets dans les secteurs suivants : Cadastre et administration foncière, Aménagement du territoire, Energie, Environnement, Risques, Eau, Sécurité/ travaux de précision, Agriculture

www.ignfi.com

Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays

16/02/2012

Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.

Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.

Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD

Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).

Ce nouveau financement, sur délégation du  Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.

Umojanet prolonge Uhurunet

La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.

La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.

La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

 
 
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