Afrique du Sud

L'AFD en Afrique du Sud

L'AFD en Afrique du Sud

Depuis 1994, l’AFD intervient en Afrique du Sud avec un objectif prioritaire : le soutien à la croissance et l’accompagnement des politiques publiques en faveur du rattrapage social et économique des populations historiquement défavorisées. 

À la une

France-Afrique du Sud: saisons croisées 2012-2013

10/05/2012

Une saison croisée de la France en Afrique du Sud aura lieu de juin à décembre 2012. Cette saison sera suivie en 2013 d’une saison sud-africaine en France (de mai à décembre 2013). Les saisons croisées couvrent un large éventail de domaines, notamment la culture, le commerce, les sciences et les technologies.

L’objectif de ces saisons est d’améliorer les échanges entre les deux pays en mettant l’accent sur la modernité et les valeurs communes partagées.

Durant toute la saison, des évènements français labellisés « saison croisée » se tiendront en Afrique du Sud. Dans ce cadre, l’AFD proposera deux évènements, qui permettront de mettre en valeur son action et celle de la France en Afrique du Sud.

Le fonds pour l'agriculture africaine, une première pour lutter contre la faim

16/04/2012

Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire africaine, des partenaires européens, africains et mondiaux ont, pour la première fois, mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund, AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique et l’accroissement de la production agricole destinée à la consommation intérieure.

Des menaces de plus en plus lourdes pour la sécurité alimentaire des Africains

Les émeutes alimentaires de 2008 avaient été le révélateur des nombreux défis auxquels fait face le continent africain en matière de sécurité alimentaire :

  • l' accroissement non contrôlé des populations urbaines, dépendantes des importations alimentaires soumises à la volatilité des prix des matières premières agricoles ;
  • la dépendance chronique de l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les régions déstabilisées, comme la zone sahélienne ;
  • l'accaparement des terres agricoles par des fonds d’investissement spéculatifs au détriment des intérêts des producteurs villageois ;
  • le manque de volonté politique pour asseoir des stratégies régionales axées sur les filières de production paysannes ;
  • le manque de ressources propres des entreprises privées agricoles et des coopératives pour accroître leur production et moderniser les filières.

Une première : le Fonds pour l'agriculture africaine

Face à ces constats, la communauté internationale s’est mobilisée  à travers différentes initiatives. Pour la première fois, des partenaires européens (AFD, Union européenne, Agence Espagnole de Coopération Internationale, Coopération Italienne), des partenaires africains (BAD, BOAD, BIDC, DBSA, Fondation AGRA) et des agences des Nations Unies (FIDA, ONUDI) ont mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund ou AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique. 


une palmeraie au Ghana, © Agence AFD Ghana

Anti-blanchiment et bonne gestion des terres

Cité dans la Déclaration finale du G 20 agricole en juin 2011, ce fonds panafricain, qui devrait totaliser plus de 200 millions de dollars en juillet 2012, opère sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole (production, transformation, distribution) et en priorité dans le secteur primaire (céréales, élevage, aquaculture, productions fruitières…).

Les procédures du fonds couvrent notamment le respect de normes sociales et environnementales strictes, la réalisation de diligences systématiques en matière de lutte anti-blanchiment et de corruption ainsi que l’application d’un code de bonne gestion des terres.

Déjà deux projets pour l'AAF

AAF a déjà investi dans deux projets : le premier vise à réhabiliter une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone, par un investissement de 10 millions de dollars aux côtés d’un financement de Finnfund, l'agence finlandaise de développement. En associant plus de 8 000 planteurs indépendants et en augmentant la production destinée au marché domestique, ce projet s’intègre dans l'initiative post-conflit de la communauté internationale.

Le second investissement du fonds, d’un montant de 20 millions de dollars, permettra l’extension d’une ferme de production d’œufs en Zambie et le développement de différents acteurs de la filière (depuis la production de soja pour l’alimentation des volailles, jusqu’aux points de distribution en passant par l’amélioration du stockage).

Les prochains investissements devraient intervenir notamment en Afrique de l’ouest francophone ( Côte d’Ivoire ) et dans des secteurs variés (eau minérale, sucre, protection des récoltes…).

Le fonds dispose de deux instruments plus spécifiquement orientés vers les petits producteurs ou entrepreneurs : un fonds filiale de 30 millions de dollars consacré aux PME agricoles et une facilité d’assistance technique dotée de 15 millions de dollars subventionnant l’insertion professionnelle des petits producteurs, le renforcement de capacités et le développement de services auprès des PME.

Accès à l’eau et usages militants du droit - Étude de cas à Soweto

06/03/2012

En Afrique du Sud, à la fin de l’apartheid (1994), l’une des préoccupations du nouveau gouvernement ANC est de gommer les inégalités en généralisant l’accès aux services de base. La réalisation du droit à l’eau, tel que reconnu par la nouvelle Constitution, devient ainsi l’une des priorités. En 2003, la municipalité de Johannesburg lance le projet Gcin'amanzi (OGA) dans son plus important township : Soweto. Dès ses  prémices,  il  est  l’objet  de  nombreuses  controverses  et  donne  lieu,  en  2006,  à  un  procès  : « l’affaire Mazibuko ». Sous l'impulsion d’organisations militantes et avec le soutien d’une organisation de défense des droits humains et d’un avocat constitutionnel renommé, cinq résidents de Soweto attaquent deux aspects du projet: l’installation de compteurs à prépaiement, et la politique de l’eau gratuite, dont le volume est jugé insuffisant.
 

En retraçant l’histoire de cette « affaire » et en étudiant les répercussions de l’usage militant du droit sur la politique municipale de l’eau, cette étude permet d’appréhender les effets potentiels du droit à l’eau, de juger de l’effectivité de sa justiciabilité et, plus généralement, de celle des droits sociaux.

► Télécharger le document (PDF)
 

Pour une présentation officielle du projet, écoutez Ntshaveni Mukwevho, directeur général de Johannesburg Water, société publique qui gère l'eau de la capitale économique et acteur dans l’affaire Mazibuko relatée dans l’ouvrage. Financé par l'AFD, le projet mené par cette société consiste notamment à installer des compteurs d'eau avec système de prépaiement, à réparer les nombreuses fuites d'un réseau devenu vétuste, et à sensibiliser les usagers à un meilleur usage de l'eau. Interview réalisée durant le Forum mondial de l'eau à Marseille (en anglais).
 

 

 

Le programme "Gcin'amanzi" ("conservation de l'eau" en zoulou) à Soweto est l'un des plus importants projets du pays dans le domaine de l'eau. C'est un projet nécessaire dans l'Afrique du Sud post-apartheid. Depuis la fin du régime ségrégationniste, le pays cherche sa voie, entre des exigences économiques fortes et des inégalités sociales immenses qui fragilisent la nouvelle société sud africaine.

 

L'AFD fête ses 70 ans à Liliesleaf

19/01/2012

L’agence de Johannesburg a fêté les 70 ans de l’AFD lundi 5 décembre en présence de M. Dov Zerah, Directeur Général de l’AFD, M. Jean-Yves Grosclaude, Directeur des opérations de l’AFD, et M. Jacques Lapouge, Ambassadeur de France en Afrique du Sud. 

La cérémonie, qui a rassemblé une centaine de partenaires de l’agence ainsi que la communauté française du pays, s’est déroulée à la ferme Liliesleaf, haut lieu de la résistance sud-africaine pendant l’apartheid.

 

Dans son discours d’ouverture, M. Dov Zerah a rappelé que les premières pièces de monnaie émises par la Caisse Centrale de la France Libre, l’ancêtre de l’AFD, avaient été dessinées par Coert Steynberg, sculpteur sud-africain, et frappées à Pretoria en 1942. Les partenaires de l’agence ont pu découvrir un extrait de l’exposition « Objectif Développement » de l’AFD, des correspondances historiques datant de 1941 entre la France Libre et l’Afrique du Sud, ainsi que des pièces de monnaie frappées en Afrique du Sud en 1942.
 
En partageant l’Histoire de l'AFD avec les partenaires sud-africains de l’agence, la cérémonie a souligné les liens historiques entre la France et l’Afrique du Sud, et contribué à la bonne compréhension de l’action de l’AFD en Afrique du Sud.

Afrique contemporaine n°238 | L'industrie du cinéma en Afrique, Espaces de la mémoire du génocide des Tutsis au Rwanda

02/01/2012

Complémentaires des approches esthétiques et critiques du champ cinématographique, les recherches sur la dimension industrielle du cinéma restent rarissimes dans le cas de l’Afrique.

Afrique contemporaine décrypte les filières de cette industrie culturelle. Si l’Afrique du Sud et le Nigeria sont des exceptions, un constat s’impose : la production cinématographique du continent s’est globalement effondrée. Ce dossier de référence donne les clés pour comprendre ce phénomène et cette industrie, dont les modèles économiques sont bouleversés par la vidéo et le numérique. Alors que les modèles industriels occidentaux ne peuvent être transposés en Afrique, se pose la question de la place de l’État dans la réglementation du marché, largement marquée par la fraude et la piraterie.

Dans trois rubriques distinctes, Hélène Dumas et Rémi Korman donnent une analyse novatrice des lieux de mémoire et mémoriaux du génocide au Rwanda ; Pierre Jacquemot met en perspective cinquante ans de coopération française au développement en Afrique ; et Michel Griffon s’interroge sur les enjeux historiques pour l’agriculture africaine de l’accaparement des terres.

La COP 17, l'Afrique du Sud et l'AFD

28/11/2011
L’Afrique du Sud organisera la 17ème Conférence des Parties sur le Climat (COP17) à Durban du 28 novembre au 9 décembre 2011. Cet évènement marquera une nouvelle avancée dans les négociations internationales et permettra à l’Afrique du Sud d’affirmer encore un peu plus sa position dans la lutte contre le changement climatique. Tour d’horizon climatique des négociations internationales, des enjeux de Durban ainsi que de la place particulière de l’Afrique du Sud.
 
 
 
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