OUTRE-MER

L’AFD contribue au développement durable des économies ultra-marines en finançant les investissements des collectivités locales et en soutenant la croissance et la compétitivité du secteur privé.

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L’AFD assure dans les départements et collectivités d’Outre-mer son mandat de solidarité nationale que lui a confié l’Etat.

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Paroles d'acteurs

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À la une

Renforcer l’offre de services de santé à la population de Guyane

08/02/2012

Afin de renforcer la cohésion sociale et d’améliorer l’accès aux soins dans ce département qui connaît une couverture sanitaire particulièrement faible, l’AFD encourage les initiatives dans le secteur de la santé et des services à la personne, où le secteur privé joue un rôle privilégié et complémentaire à l’offre de services publics.

Du fait de sa superficie (83 534 km², soit la taille du Portugal), de sa forte croissance démographique (+3,9 % par an), et du manque d’attractivité de certaines parties du territoire, la Guyane fait face à un besoin important en personnel de santé, et connaît un taux d’équipement insuffisant notamment pour les personnes à mobilité réduite.
Afin de répondre aux besoins croissants du territoire, l’AFD encourage les investissements dans le secteur de la santé, depuis l’accompagnement des établissements publics dans leurs investissements (infrastructures et équipements) jusqu’au soutien financier apporté aux entrepreneurs pour leurs projets de services à la personne.
Les garanties du Fonds DOM proposées par l'AFD permettent ainsi aux entrepreneurs d’accéder plus facilement aux crédits bancaires pour financer leurs investissements et développer leurs services au bénéfice des Guyanais. Depuis sa création en 1999, le Fonds DOM Guyane a accompagné la réalisation de 610 opérations (création, développement, transmission) d’entreprises guyanaises, tous secteurs confondus.

Quelques exemples concrets

Appuyer une entreprise de services d’hospitalisation à domicile pour consolider et développer son activité
La Guyane est en tête des régions françaises faisant le plus appel à l’hospitalisation à domicile. L’AFD contribue au financement de travaux et d’acquisition d’équipements qui permettront à cette entreprise d’assurer une prestation de services de qualité et de participer ainsi à l’amélioration de la couverture des besoins de santé dans le département.  Voir la fiche projet .

Accompagner la transmission d’une pharmacie pour assurer la continuité de l’offre de services dans les communes isolées

L’accompagnement de l’AFD participe à la continuité et au développement de l’activité de la seule pharmacie présente sur la commune d’Apatou située sur le fleuve Maroni. La réalisation de ce projet favorise l’amélioration du bien être social des populations locales et participe positivement au désenclavement des communes isolées en Guyane. Voir la fiche projet.

Soutenir le développement d’une entreprise de transport de personnes à mobilité réduite pour répondre à une demande croissante de services
L’AFD appuie les investissements d’une PME de transport de personnes à mobilité réduite pour l’acquisition de nouveaux véhicules. Ce projet doit permettre à l’entreprise de répondre à une demande croissante et aux appels d’offre des collectivités publiques. Il facilite notamment la scolarité de tous les enfants quels que soient leurs handicaps et réduit l’isolement et les difficultés quotidiennes des personnes dépendantes.  Voir la fiche projet. 

Premier contrat d'objectif communal d'aide à la restructuration et au développement

03/02/2012

La préfecture, la direction régionale des finances publiques et la commune du Prêcheur ont signé le 3 février le premier contrat d'objectif communal d'aide à la restructuration et au développement (COCARDE) de Martinique.

Le Prêcheur est la commune située le plus au nord de la côte Caraïbe. Son éloignement du centre économique du département et une croissance excessive de ses dépenses de fonctionnement se sont traduits par des déséquilibres financiers importants.

La démarche COCARDE, déjà en vigueur à la Guadeloupe et en Guyane, a été étendue à la Martinique à la demande du ministère de l’Outre-mer et se décompose en deux volets :
  • le premier se décline en une matrice de mesures élaborée avec l’appui de l’AFD, à mettre en oeuvre par la commune afin de redresser sur le long terme les finances communales ;
  • le second vise à apurer les arriérés de paiement par l’octroi d’un prêt de restructuration à long terme, non bonifié, mis en place par l’AFD. Pour le Prêcheur, le prêt s’élève à 1,5 M €.

Le dispositif prévoit la mise en place d’un comité de suivi semestriel rassemblant les services de la commune, les représentants de l’Etat ainsi que de la direction régionale des finances publiques et l’AFD.

Des résultats concrets en matière de gestion durable des récifs coralliens

31/01/2012

Publication du rapport final de capitalisation 2011 du programme pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP). Ce bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, des progrès effectués en matière de valorisation économique des ressources récifales et d’amélioration des connaissances scientifiques.

Qu'est-ce que le CRISP ?
L’initiative pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP), portée par la France et préparée par l’AFD depuis 2002, avait pour but de développer une vision pour l’avenir de ces milieux uniques et des peuples qui en dépendent.

Le programme avait pour ambition de définir et mettre en œuvre des stratégies et des projets visant à préserver la biodiversité des récifs coralliens et à valoriser les services économiques et environnementaux qu’ils apportent, tant au niveau local que global.

Le CRISP a été conçu comme un vecteur d’intégration des Etats du Pacifique et des collectivités françaises d’outremer.

Ce programme ambitieux s’est appuyé, dès sa mise en œuvre en 2005, sur deux organisations régionales, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et le Programme régional océanien de l’Environnement (PROE), qui ont joué un rôle déterminant dans l’implication des pays et des communautés océaniennes dans la réussite de cette initiative.
 
Quel bilan après six ans d'activité ?
Après six années de mise en œuvre, l’heure est au bilan. C’est la principale raison d’être de ce rapport de capitalisation, à la fois descriptif et prospectif, dont l’objet est de présenter les principaux résultats sur lesquels doit se bâtir le développement des peuples océaniens et la préservation des ressources naturelles dans le Pacifique, en particulier les récifs coralliens et les milieux associés.
 
photo : Jean-Yves Clavel pour l'AFD

 

Des aires marines protégées, des filières d'aquariophilie soutenues
Le bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, de la création d’une cinquantaine d’aires marines protégées dans 11 pays, couvrant une superficie de plus de 400 000 km2, au développement de filières d’exploitation de post larves de poissons et crustacés afin de rendre durable le marché rémunérateur de l’aquariophilie, en passant par la formation de centaines de techniciens, d’étudiants et de doctorants et la diffusion des connaissances techniques, scientifiques, économiques et juridiques relatives aux récifs coralliens au travers notamment du site du CRISP ( www.crisponline.net ).

 
Il présente également les progrès effectués en matière de valorisation économique des ressources récifales et d’amélioration des connaissances scientifiques sur ces milieux riches et complexes. Plus de 200 rapports techniques sont aujourd’hui disponibles pour se faire l’écho de l’ensemble de ces avancées. 
 
80 projets dans 17 pays
Le CRISP, financé par l’AFD et le Fonds français pour l’Environnement mondial (FFEM) pour des montants de 5 et 2 millions d’euros, a eu un effet d’entraînement très conséquent en mobilisant des ressources additionnelles auprès de nombreux contributeurs. Il a ainsi permis le financement d’environ 80 projets dans 17 pays de la zone Pacifique, et l’implication d’une quarantaine de partenaires, pour un montant global de l’ordre de 15 millions d’euros.

Renforcer la coopération économique entre les pays de l’océan Indien

28/12/2011

L’AFD et la Commission de l’océan Indien (COI) ont signé, le 13 décembre 2011, une convention de financement de 200 000 euros qui servira à alimenter un fonds d’études et à dynamiser la coopération économique et commerciale entre les pays membres de la COI. Cette convention marque une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD.

Ce fonds d’étude va permettre d’identifier les leviers de l’intégration régionale et d’approfondir, à travers une ou deux études, certains volets sectoriels de la coopération régionale ciblés par le Comité de pilotage sur l’espace économique et commercial (CPEEC), récemment mis en place par la COI.

La sécurité alimentaire, l’autonomie énergétique, la gestion des flux (personnes, fret…), l’environnement (déchets, eau), l’aménagement du territoire et la construction, le tourisme, la valorisation de la biodiversité marine ou encore les technologies de l’information et de la communication figurent parmi les thématiques prioritaires d’études possibles. L’objectif de l’AFD est de choisir des sujets sur lesquels il est possible d’obtenir très vite des réalisations concrètes.

Une nouvelle étape de la coopération entre la COI et l’AFD

L’AFD intervenait à travers ses différents projets, sur la préservation des biens publics mondiaux (lutte contre les pandémies, changement climatique, biodiversité). L’accent mis sur le renforcement de la coopération économique et commerciale répond aux demandes des pays membres de la COI, exprimées lors du dernier Conseil des Ministres (6 octobre 2011), et aux attentes du secteur privé. L’AFD compte d’ailleurs accorder 1,5 millions d’euros de subventions en 2012 pour animer davantage le dialogue entre la COI et le secteur privé et en faire un moteur de l’intégration régionale.

Pour mémoire, ces quatre dernières années, la France a accordé 12 millions d’euros à la COI, à travers son dispositif d’aide déployé par l’AFD, le Ministère des Affaires étrangères et européennes, le FFEM et les collectivités locales réunionnaises.

La France est aujourd’hui le deuxième partenaire financier de la COI, après l’Union Européenne.

"L’Outre-mer, un axe majeur d'intervention de l’AFD" Entretien avec Pascal Pacaut, directeur du Département Outre-mer de l'AFD

09/12/2011

L’élaboration du dernier Plan d'orientations stratégiques de l'AFD a été l’occasion de réaffirmer la volonté de participer à son développement économique et social en en Outre-mer. Cela passe par une implication plus forte, financière et en appui-conseil, auprès des collectivités territoriales, du secteur privé et du secteur du logement social. Par son implantation dans les pays voisins, l’AFD peut aussi contribuer à l’insertion des économies ultramarines dans leurs régions.

Soutien aux collectivités locales

En ce qui concerne les collectivités locales, l'AFD se concentre sur le financement d'investissements dans les domaines de l'environnement (changement climatique et énergie, biodiversité, eau et assainissement, traitement des déchets) et de la cohésion sociale (santé, médico-social, éducation).

Les financements s'accompagneront d'appui-conseil à la définition des politiques publiques, des stratégies sectorielles et à la maîtrise d'ouvrage. Enfin, les actions de prévention des difficultés et d'accompagnement des restructurations financières des collectivités locales seront poursuivies.

Favoriser le développement des PME et TPE

 Pour le secteur privé, afin de favoriser le développement des PME et des TPE dans l'Outre-mer, Proparco renforcera son activité en capital-investissement. L'AFD, mobilisera l'ensemble de sa palette d'outils financiers et apportera un appui à la structuration des filières économiques.

 Un plan habitat

En matière de logements, nous proposerons un plan habitat et aménagement urbain qui prendra en considération le rôle économique du secteur par l'activité induite notamment pour les entreprises du BTP, le rôle social en réponse à un besoin de logements et les contraintes sismiques spécifiques aux Antilles.

 Une plus grande insertion régionale

Enfin, nous encouragerons l'insertion des économies locales dans leur environnement régional tout en mobilisant nos moyens pour promouvoir l'influence française.

Ces actions seront complétées par la réalisation d'études et d'analyses économiques permettant d'approfondir la connaissance de l'Outre-mer et de contribuer à la définition des politiques locales de l'état ou des collectivités.

Chiffres-clés

  • Le montant total des autorisations d'engagements de l'AFD en Outre-mer en 2010 s'élève à 957 M€, soit environ 15% de l'activité totale de l'Agence.
  • L'encours de l'AFD atteint 6,5% du PIb ultramarin.
  • L'AFD représente 30% de la dette des collectivités locales d'Outre-mer.
  • Les encours des fonds de garantie gérés par l'AFD représentent près de 6% des encours de crédits d'investissements des entreprises, soit deux fois plus qu'Oséo métropole. Ces taux montent à plus de 14 % en Guyane et 10 % en Guadeloupe.

 

L'AFD, partenaire du Colloque "Biodiversité et développement, un enjeu crucial pour nos Outre-mer"

05/12/2011

A Mayotte et à La Réunion, en Guyane, aux Antilles, en Nouvelle-Calédonie et Polynésie ou encore à Saint-Pierre et Miquelon, les associations de France Nature Environnement se mobilisent chaque jour pour le respect de la biodiversité. Le sujet est de taille : la biodiversité ultramarine représente 85 % de la biodiversité française.

A l’occasion de l’Année des Outre Mer français, ces associations témoignent et ouvrent le débat sur les enjeux d'un développement respectueux de la protection et de la valorisation de la biodiversité outre-mer lors d’un colloque, organisé les 5 et 6 décembre 2011 à Paris, à travers lequel elles souhaitent engager un dialogue constructif et durable entre tous les acteurs des outremers.

Ce colloque, soutenu par l'Agence Française de Développement, se tiendra au Palais d'Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental.

 

Programme

Le lundi 5 décembre, il sera possible d'assister à six tables rondes dont "Gouvernance de projets industriels dans des environnements d'exception", "La question du financement du travail associatif pour la protection de la biodiversité et le développement" ou encore "Ressources et environnement: la difficile application de la loi". Des témoignages d'acteurs associatifs d'outre-mer et l'étude de cas concrets viendront enrichir les débats.

Le mardi 6 décembre, les débats seront dédiés à la problématique de la valorisation des ressources environnementales sans les dégrader et à la question de la culture, de l'éducation et  de l'appropriation de la biodiversité par les populations.

 
   
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